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Nice est la seule grande ville du Sud-Est qui ne doit sa libération qu'à ses propres forces, sans aucune intervention directe des troupes américaines ou de la 1°Armée Française. Après le débarquement de Provence, le C.D.L. lance un appel à l'insurrection pour le 28 août. Cinq cents "combattants sans uniforme" se livrent ce jour-là à une guérilla urbaine qui surprend les Allemands au milieu de leur retraite. En fin de journée, la Kriegsmarine fait sauter le port et la Wehrmacht évacue la ville après avoir bombardé et mitraillé ses itinéraires de repli. Le 29 août, la ville est libérée : les F.F.I se font remettre officiellement l'Hôtel de ville et la préfecture au nom du C.D.L. Mais les combats se poursuivent ; les Américains, après avoir reçu un accueil enthousiaste, poursuivent l'ennemi jusqu'à Menton, libérée le 6 septembre.
Le 29 août, le C.D.L. s'installe à la Préfecture. Il se conduit en véritable Parlement de la Résistance, abordant la question de l'épuration, la constitution ou la reconnaissance des Comités Locaux de Libération et la poursuite de la lutte. Le 9 avril 1945, le général De Gaulle, chef du gouvernement provisoire, vient annoncer à Nice, le début de l'offensive libératrice "pour reconquérir les frontières naturelles du pays" Les Allemands se sont retranchés sur les crêtes frontalières et les combats vont se poursuivre jusqu'en mai 1945. Il faut attendre l'arrivée de la 1° D.F.L, à laquelle sont intégrés les bataillons F.F.I. pour que la libération soit complète, après les combats de l'Authion, de la Roya, et de la Haute-Tinée. Le 26 avril 1945, le département est totalement libéré. Le 8 mai, la capitulation allemande est signée.
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