| Célébration de la Libération de Nice 28 Août 2011 |
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Célébration de la Libération de Nice 28 Août 2011 Allocution de Madame Solange RODRIGUES Présidente Déléguée du Musée de la Résistance Nationale. Le 9 Avril 1945, Place Masséna à Nice, le Général DE GAULLE salue la ville libérée, fière, glorieuse, qui n'a jamais renoncé à elle-même. . Le 11 Novembre 1944 le colonel ROL-TANGUY s'était adressé aux FFI de Nice qui ont su résister, se battre et finalement libérer leur ville et dont l'exemple rejoint celui des FFI de Paris dans la lutte pour chasser l'envahisseur. . A cette comparaison entre l'insurrection parisienne et l'insurrection niçoise il faut apporter une précision : Paris a bénéficié du concours avéré indispensable de la 2ème DB de LECLERC. Mais pour cela, il a fallu l'envoi d'émissaires par les insurgés victimes de terribles représailles, il a fallu les pressions exercées par CHURCHILL et la visite de DE GAULLE à EISENHOWER pour que celui-ci brave les directives du Président ROOSEVELT et déroute une partie des forces alliées, dont la 2ème DB en mission principale, vers Paris. . Au contraire, à la suite du débarquement en Provence le 15 Août, les résistants de Nice n'ont bénéficié d'aucun concours extérieur ni de la 1ère Armée française, ni des Américains qui avaient reçu l'ordre de rester sur la rive droite du Var. . L'appartenance des Alpes-Maritimes à la zone libre jusqu'en novembre 1942 avait permis à la Résistance de s'organiser et de se restructurer assez vite. . Dès l'arrivée des Italiens elle a manifesté un refus catégorique de toute annexion et la volonté de rester unie à la France. . L'arrivée des Allemands en Septembre 43, après la capitulation italienne met Nice sous une véritable chape de plomb. La ville est défigurée par les ouvrages défensifs d'un « Mur de la Méditerranée » pour résister à un éventuel débarquement. Les Allemands se livrent à une terrible répression. La disette règne : la portion de pain passe de 200 g à 50 g. Ces conditions de vie font basculer dans la Résistance une plus grande partie de la population. La nouvelle du débarquement en Provence fait naître l'espoir mais les plans du Général PATCH ne prévoient pas la libération du pays niçois. . C'est justement cette conviction de n'avoir à compter que sur soi qui pousse à intensifier l'action déjà lancée par des organisations qui rongent leur frein. Mais il faut plus que jamais rechercher l'union de toutes les forces. Un comité insurrectionnel se constitue à l'initiative du PCF, des FTPF, des FTP-MOI, de la CGT et des Milices patriotiques. Il est présidé par son responsable clandestin René HOUAT (dont une rue de Nice porte le nom depuis deux ans). La stratégie mise au point commence par la paralysie de la ville à la suite d'une grève générale suivie d'un appel solennel à la population, l'incitant à participer au combat en s'enrôlant dans les milices patriotiques. . C'est dans le Palais Stella devant lequel nous nous trouvons que le 27 Août au soir fut prise la décision de déclencher la lutte armée le lendemain matin à 6h. Les gaullistes se rallièrent à ce devoir patriotique. . Les combats débutent au Passage à Niveau et toute la journée ce seront des accrochages, des combats de rue mais aussi les tirs meurtriers de la batterie de la Kriegsmarine au château. Au cours de la journée, l'infériorité numérique des Résistants (350 contre 2000) s'est en partie corrigée, les nouveaux volontaires profitant des armes et munitions prises à l'ennemi terrassé. Les insurgés sont maîtres des points stratégiques et vers 17h les Allemands semblent résignés au retrait de leurs troupes. . La nuit sera longue mais, au petit matin, les Allemands auront complètement évacué la ville. Les pertes s'élèvent à 31 tués et 280 blessés chez les résistants, 21 tués et 105 prisonniers chez les Allemands. . Le 30 Août, un convoi motorisé Américain vient participer à la liesse fêtant la libération de Nice, non sans s'être assuré auparavant du départ des Allemands. . Pour Nice l'action militaire est terminée mais les difficultés de la reconstruction politique, administrative et économique vont rendre la vie quotidienne très difficile pendant plusieurs mois. C'est notre Musée Azuréen de la Résistance qui, chaque année, tient à honorer ce lieu où est née la Libération de Nice car le devoir de mémoire et l'exemple à léguer sont des exigences morales.
Solange RODRIGUES durant son allocution. On reconnait face à elle l'adjoint aux anciens combattants François RABUT entouré par les conseillers généraux Patrick MOTTARD et Jacques VICTOR.
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